dimanche 20 février 2011
TRANSJURASIENNE 2011 / LE FILM
samedi 19 février 2011
vendredi 18 février 2011
TRANSJURASSIENNE 2011 /2
À vrai dire, la neige manquait un peu cette année… Mais l’atmosphère du paysage et la chaleur « humaine » des gens du haut a largement compensé ce premier désenchantement. Un décor pour le moins insolite et des rencontres tout au long du parcours que l’on n’est pas prêt d’oublier. Anne Laure, Rosalie, François, Vincent, Antoine… Cette soirée culturelle d’abord… concoctée par François et son côté quand même un peu tête en l’air d’avoir oublié la neige pour commencer le tournage. Bon, passons pour cette fois, mais qu’on y revienne plus ! L’idée de faire connaissance dans un des endroits les plus reculés de la terre. Génial ! Juste quelques planches réunies autour d’une cheminée sous le Mont d’Or, et le parfum d’un Comté d’au moins dix ans d’âge pour accompagner les morilles sauvages. Un p’tit blanc du Jura plutôt onctueux pour se parler sans retenue et voir les yeux des gens pétiller à la lueur des bougies. Un début de tournage un peu dur j’en conviens.
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Quelques jours plus tard, J’ai retrouvé Vincent sur la piste de l’épreuve, disons à une dizaine de kilomètres du départ. Vincent jouait du tam tam au milieu de nul part alors que j’en bavais dans une montée interminable de la forêt dite du « Massacre »… On a bu un thé ensemble sur le bord d'un chemin de gel hallucinant, et discuté d’une sorte de coq de bruyère qui loge dans le coin pour faire chier les skieurs l’hiver. Je ne sais pas si vous voyez un peu le tableau d’un type fringué en skieur de fond avec une caméra accroché sur le sternum, en train de siroter son thé vert brûlant au milieu de nul part… Le tout sans se rendre compte que cet imbécile de journaliste de la télé régionale en couleur a les pieds plantés dans le nid d’un piaf en forme de poule toute noire qui fait tremblé toute la région depuis le début du week-end !
Un peu plus loin, un charpentier a continué de me renseigner sur la bestiole en question. Un oiseau mythique des hauteurs jurassiennes, comme une marque de fabrique locale qu’on imprime sur les boites à fromage. Une sorte de pygargue bien planté sur son drapeau américain, transposé en logo d’une culture traditionnelle rurale qui ne sait plus toujours sur quelle aile continuer de danser entre des problèmes de réchauffement climatique de plus en plus récurrents et la réalité économique d’un tiroir caisse qu’il faut bien continuer à faire fonctionner. Bref ! Comment vous dire ? Le type et son allure de vrai bûcheron détendait les épaules des coureurs sur le ravitaillement de la Darbella avec ses mains calleuses de scieurs des bois et ses yeux de prune sauvage gorgée de sucre pour nous parler de ses montagnes et de toute la nature qui dort dedans toute l’année… Un oiseau un « peu lourdaud, et qui attaquerait les touristes au printemps à cause de la sève des sapins dont le piaf raffole ». Le grand Tétras… shooté à la résine d’épicéa… et qui n’arrive plus à se souvenir de son nom même quand on lui demande poliment… Vous voyez un peu le travail ! Bon pour tout vous dire, je l’aime bien moi ce grand machin qui fait le paon au milieu des myrtilles et qui pique le cul des clients au printemps. Ses yeux rouge comme les peintures de guerre d'indiens. Les yeux d’un tas d’espèces menacées un peu partout sur la terre. Oui, voilà, je l’aime bien le grand Tétras, moi... Comme j’aime bien la montagne, les forêts du Jura, la bière des Rousses et les blondes, et puis quand même aussi le ski... Comme je vous le dis.
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Pour le reste… Une sacrée soirée à Bois d’Amont avec la famille Lacroix. Toute une famille de sportifs de haut niveau. Le truc du gars le plus fort du monde en forme d'un gêne transmissible de père en fils. Pas un seul de la bande pour rester à la buvette au lieu d'essayer de remporter une médaille à la maison ! Une soirée initiatique toute Bois « d’Amonesque » la veille de la course, comme le prétexte d'une plongée au large de la côte niçoise avec Guillaume. L’euphorie des profondeurs et du Macvin mélangés. Cette journée aussi, avec Jean-Pierre Henriet et tous ses élèves à l’école nationale de ski nordique, sous un ciel… un p'tit peu« niçois » lui aussi. Une météo « balnéaire » sur les pistes des Rousses. Un caméraman frigorifié et son ingénieur du son transi au petit matin sur les rives du lac des Rousses. Le truc de se récupérer un bon rhume juste pour trois secondes de film. (Mais si elles sont belles tes images, mon p'tit Raph ! C’est même Sophie qui l'a dit, alors tu vois !) Deux types embarqués sur un bateau de sauvetage qui manque de prendre l’eau de partout à cause du manque de neige un peu voyant sur les images… Deux matelots frigorifiés et un troisième qui voudrait qu’on rame encore, juste l’histoire de voir où ça mènera à la fin. une épopée.
Des heures de navigation à vue, entre les annonces d’annulation possible de la compétition et les changements d’itinéraires répétés. Les caprices météo et tous ceux que nous avions filmés, dans l’expectative, avant qu'ils renoncent finalement à prendre le départ. Des convictions que je respecte bien sûr. Le droit tout de même, à l'observation de quelque éthique à propos d’une nature fragile et de ceux qui la peuplent, dont il faudra bien finir un jour par parler en marge de tout intérêt partisan. (Et c'est tellement facile à dire comme ça !)
Pour le reste, oui… Des changements d’objectifs qui finissent par miner le moral des équipes sur le terrain. (Et je vous jure que « la mine » dans le service public, on connaît !... Je veux dire la mine des matins blêmes, la p’tite mine des jours gris, la mine générale des jours de brume un peu forte pour la saison…)
Des équipes au taf aux premières heures du jour pour essayer de convier le plus grand nombre de spectateurs à la fête, l’événement du ski nordique en France, une des plus grandes fêtes populaires de la région.Tous les gens sympas sur le parcours… Pas un grincheux, pas un rabat-joie. Rien que de la bonne humeur sous les skis et devant l’objectif de la caméra.

Pour finir... Cinq jours avec Alexandre aux manettes d’un montage supersonique. Une vraie course contre la montre pour terminer dans les clous le jour J, à l'heure H. Un final sur les chapeaux de roues avec Thomas au commande de son navire amiral audiophonique. Seize heures de boulot la veille de la diffusion, et la libération pour toute l’équipe à deux heures du matin, comme une deuxième ligne d’arrivée à franchir. Une séance de ski en mode « freestyle » dans la dernière bosse d'une piste noire verglacée et sans plaquettes de freins pour espérer se retenir aux piquets.

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TRANSJURASSIENNE 2011 /1






samedi 5 février 2011
LE PANOPTIQUE DE NÉON™ / VIII
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PHOTOMOBILES™/JL GANTNER - "VICTOIRE SUR LA LIGNE /1"
vendredi 4 février 2011
LE CLIP DE VINCENT...
mercredi 26 janvier 2011
mercredi 15 décembre 2010
vendredi 10 décembre 2010
RENCONTRES D'AUTOMNE

Benjamin Biolay... Depuis ce début de mois de décembre un peu déroutant côté ciel gris avec toutes les saloperies qui traînent dedans (la démagogie politique, en creux d’obligations bancaires auxquelles plus personne ne comprend rien ; l’hypocrisie des tribunes ; le conformisme médiatique en général). Benjamin Biolay. Bon d’accord, le type est accro aux opacités de Bashung et à toutes les noirceurs de Gainsbourg ; à Miossec et à Dominique A aussi. Enfin tout ce qui ressemblerait un peu à quelque chose au-delà des fluctuations radiophoniques standardisées depuis au moins vingt ans. Putain, vingt ans !... comme le temps passe, et qui ne m’évoque rien de bon pour ce qui doit suivre encore sur le terrain des idées molles et des marches arrières forcées. Benjamin Biolay qui « ne vise personne » mais si quand même un peu ! Toutes les formes d’esprit ressassées, l’industrie du plaisir immédiat ; une certaine forme de vulgarité pour finir. La pornographie des sentiments vagues. Mais bon, passons. Juste pour évoquer encore et en contrepartie... cette diffusion dernièrement sur arte, d’un film d’animation réalisé par le metteur en scène israélien Ari Folman. « Valse avec Bachir ».

Cette « bande » en forme de ruban sublime et pudiquement intraverti pour parler du massacre de Sabra et Chatila en 1982 pendant la guerre du Liban. Ari Folman faisait alors parti du corps expéditionnaire de Tsahal dirigé sur Beyrouth au moment des faits sanglants perpétrés par les milices libanaises de droite. Une véritable nausée. Le film est une enquête documentaire fabriquée sur le mode du dessin animé. (Qui aurait pu oser ?) Des véritables coups de crayon de couleurs noir et jaune sur le ton onirique, celui d’un rêve comme autant de cauchemars qui persistent. Une grâce dont seul peut-être « Persepolis » de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi avait déjà fait preuve en 2007, l’histoire de la petite Marjane qui commence en 1979 à Téhéran, juste avant que tout ne finisse par basculer dans l’absurde. « Valse avec Bachir » comme un chef d’œuvre du genre. Un coup de cinéma magistral et une bande son comment dire... un concerto de Bach, une sonate de Schubert, une valse de Chopin juste après Orchestral Manoeuvre in the Dark.
Pour le reste. Une rencontre à la fac de lettres de Besançon avec Philippe Brunet, Helléniste et professeur de Grec ancien pour sa nouvelle traduction de « l’Iliade ».

« Homère... à la télévision ». On n’avait jamais vu ça ! (Encore une idée de mon libraire préféré après son coup fumant d’un Levy-Strauss et d’un Jünger dans la Pléiade...) Homère. L’histoire d’un poète qui écrivait « avec ses pieds. » Dit comme ça, l’idée pourrait prêter à confusion. Mais voilà bien cette sorte de réalité, selon Philippe Brunet, qui doit dorénavant s’imposer dans la lecture d’une tragédie antique. Comprenez par là, l’idée d’un geste émouvant, considérable à l’attention du corps, ce corps rétabli comme instrument principal de nos envoûtements lyriques. L'iliade et le prétexte d'une autre rencontre avec Françoise et Jean-Marc Quillet (respectivement prof de lettres et d'art dramatique). un rendez-vous plein de promesses de voyages, autour d'un verre de Cahors élevé comme il faut.
Quoi d’autre ?...

« Into the wild » de Sean Penn, revu dans les conditions d’un écran réduit à une petite lucarne familiale et récemment connectée à une TNT un peu défaillante les soirs de pluie. L’histoire vraie d’un étudiant américain qui décide un jour de faire la route au lieu d’un destin tout tracé. L’embuscade possible d’un Kerouac bien sûr ! Magnifique. La musique est d'Eddie Vedder, le chanteur de Pearl Jam. Une plongée radicale dans la littérature wilderness américaine. Norman Mc Lean bien sûr... Larry Watson, Rick bass... L'école du Montana (le Big Sky Country). C'est Robert Redford qui le premier avait largement contribué à faire connaître ce style "Wild" avec le film "Et au milieu coule la rivière". En France, Un éditeur d'origine bretonne, Olivier Gallmeiter s'intéresse depuis quelques années à découvrir le jardin secret d'écrivains comme David Vann ou Pete Fromm. Des auteurs jusque là, totalement inconnus en Europe et dédaignées des grandes maisons d'édition françaises. Le dernier chapitre d' « Into the wild » laisse également planer ce sentiment d'un « Last day » de Gus Van Sant. (le récit halluciné des quelques jours qui amenèrent le chanteur Kurt Cobain de Nirvana jusqu'à son suicide).
Et puis cette autre rencontre encore, lumineuse, avec Jean Dupuy devant sa machine à poussière de 1968. (Des microparticules en suspension dans une boite toute rouge). Un des inventeurs de « la performance artistique » dans les années soixante-dix.

Le garçon né à Moulin en 1925 s’est exilé longtemps à New York pour échapper au conformisme et à la morosité française de l’époque, déjà ! L’artiste a fréquenté la Factory d’Andy Warhol, discuté du chant des étoiles avec Rauschenberg, John Cage en personne ou Lichtenstein. Dupuy à la télé... (Le gros coup, cette fois, d’un Laurent Devèze, patron de l’école des beaux-arts de Besançon, en très grande forme cette année. Le monsieur est entre autres, agrégé de philosophie, critique d’art, et s’est occupé longtemps de culture dans les plus hautes institutions françaises à l’étranger).

Des artistes, comme Gilles Picouet et son « Dédale » de plusieurs tonnes installé dans la cour du musée du temps ; pendant que Nicolas Floch' faisait bouger ses plantes vertes dans l'air un peu inquiétant d'un hangar ouvert pour l'occasion aux touristes du Zoo. Deux artistes d'importance qui ont bénéficié d'un mécénat exceptionnel de la part des Ateliers Mantion installés en Franche-Comté. (Le spécialiste mondial des montures et rails de roulement). Des rencontres... comme autant d’apartés sensibles au milieu du bruit et d’un tas causeries vaines entre nous.
NÉON™
lundi 29 novembre 2010
vendredi 26 novembre 2010
PHOTOMOBILES.FR
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jeudi 18 novembre 2010
CHAMALLOW
"J'EUSSE ENCORE PRÉFÉRÉ QU'ON M'APPELÂT MACBETH...

CHAMALLOW - AUTOMNE 2010 / ©JL GANTNER

CHAMALLOW - AUTOMNE 2010 / ©JL GANTNER

CHAMALLOW À PARIS - PRINTEMPS 2010

CHAMALLOW EN COCOTTE - AUTOMNE 2010























