mercredi 5 décembre 2007

NÉON™ ET LES ENFANTS DE CALDER



LIBRE EXPRESSION

Bon, j’hésitais ce jour, à vous parler du Cirque de Calder, (du sculpteur américain le plus barge du XXe siècle) et son cirque magnifique « tout gelé » sous la bulle de plastique du Whitney museum à New york. Quel dommage vraiment ! Calder... les « mobiles », les » stabiles-mobiles » de Calder. L’avant garde des fabricants de jouets dans leur période Abstraction-Création. Les « mobiles » de Calder... c’est Duchamp qui avait trouvé le mot. J’hésitais vous disais-je... entre vous parler de Calder ou des radios cultes qui refont surface sur le Web comme Maxximum sur aiplayradios.com et c’est sans pub.


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Alexander Calder Calder's Circus, 1926-31
©Photo: Geoffrey Clemets and Jerry L Thompson



Oui, voilà je me posais cette question considérable, capitale... de savoir s’il valait mieux faire de la pub pour un site de radios gratuites, de parler de Calder ou si je me lâchai vraiment sur la violence dans les établissements scolaires. La « nouvelle » violence à l’école. Cette indifférence générale de tout un groupe d’enseignants seulement préoccupés par leur image de marque dans les manifs plutôt que de régler franchement la brutalité des comportements dans l’enceinte des établissements de l’enseignement public. Les enseignants et bien plus encore les parents. Je vous parle de cette attitude exaspérante de ces «enfants rois» de plus en plus nombreux, des garçons pour la plupart, dont les parents... souvent de gauche, des gens de ma famille «de sang», se sont arrêtés de lire bien avant Simone de Beauvoir et les quatrièmes de couvertures de Françoise Dolto pour être bien certains de ne pas faire de leur progéniture sublime et forcément douée pour tout, des sous mâles, des homosexuels, des déviants. Oui, ces enfants choyés, dorlotés, dont on caresse l’instinct vil d’une supériorité primitive naturelle et bestiale dans le sens du poil, et qui n’ont de cesse alors de mettre à l’épreuve leur « empire », de tester leur caractère, leur audace, leur assurance sur des plus petits, des filles... les plus faibles qu’eux, déjà ! J’avais eu l’opportunité, la chance pour tout dire, de rencontrer Boris Cyrulnik sur le thème de cet enfant moderne-là. Cyrulnik, l’auteur du «Murmure des fantômes», de ce «Merveilleux malheur». Nous avions parlé ensemble et par l’intermédiaire de la caméra de Philippe Calderon, de ce concept d’enfant «despote», tragique d’abord pour lui-même. Un individualiste intégriste dans sa fabuleuse construction. Il m’avait convaincu de ces fruits verts bourrés de sève égocentrique dont il faudrait un jour récolter les pitoyables frustrations sur le grand étale des compromis obligatoires pour réussir à vivre en société. Le pire... c’est que c’est au nom de ce que beaucoup de parents croient souvent bien faire de leurs petits rois trop gâtés que le « tyran » installe forcément son lit, son territoire d’investigation conflictuelle dans son rapport névrotique avec les autres, tous «les autres» par opposition à «lui-même» unique et qu'on souhaite au plus vite réussir à pardonner vu son âge. Oui, car les enfants sont réparables, toujours, et c’est heureux ainsi de savoir qu'ils pourraient plus tard lorsque leur tour viendrait, ne point trop plagier leurs parents qui croyaient tellement «bien faire» pour «les adorer» du mieux qu'ils le pouvaient pour eux-mêmes au détriment de tout ce qu'ils ne désiraient pas voir exister autour d'eux. Mais je voulais vous parler de Calder... Oui, j’aurais volontiers préféré vous dire deux trois choses très drôles à propos de Calder, de son monsieur loyal, de ses acrobates, ses équilibristes en fil de fer, de tout son petit monde rigolo, affectueux et si généreux. Calder... Je voulais vous parler d'un art rigolo de l'avant-guerre juste avant que pour la deuxième fois en trois semaines, je ne doive encore emmener ma fille de huit ans aux urgences à cause d'un gentil petit garçon qui "ne l'avait pas fait exprès" et puis d'un autre qui avait décidé d'imiter le premier comme ne lui avait jamais interdit de le faire ses parents pour encourager sa virilité et gagner plus tard des parts de marchés dans la société fort sympathique qu'on prépare pour lui. Un petit chevalier et son armure artificielle, son épée déjà brandie comme les grands. un enfant savant, un petit prodige en son château hermétique à la raison générale. Tout un peuple de gauche... ma famille de sensibilité. (La gauche... mais qu'est-ce qu'elle venait foutre là dedans la gauche !?) On s’en reparle promis.

Néon™