mardi 5 avril 2011

DES COUPS DE RÂTEAU QUI SE PERDENT !



Lettre ouverte et néanmoins j'espère fort sympathique à Nicolas GUILLEMET, Benoît CYPRIANI, Corinne TISSIER, Daniel HUOT, Francois LOPEZ, Jean-Sébastien LEUBA et Jean-Louis FOUSSERET…







(À PROPOS DES BATTERIES DE SOUFFLEUSES À NOUVEAU EN MOUVEMENT SOUS LES FUTAIES BISONTINES ET MALGRÉ TOUTES LES BELLES PROMESSES PRÉVUES DANS L’ÉLÉGANTE LITTÉRATURE DU NOUVEL AGENDA 21.)


Ou l’idée d’un « geste citoyen, eco-responsable » facile et peu coûteux… mais qui a dû passer entre les dents de la belle machine à nous faire prendre des bouteilles d’arachide de culture pour des paquets de cacahuètes sauvages bons pour les singes, et les milliers de visiteurs crédules qui payent pour les voir bouffer derrière les barreaux.


« … pour répondre aux enjeux climatiques et sociaux, en construisant un nouveau modèle de développement plus responsable » J-L Fousseret, maire de Besançon.


Imaginez... (Et permettez aussi que je sois un peu long à me lancer dans mon propos au lieu de me jeter dans le métier comme on le fait aujourd'hui, toujours à bout de souffle…) Oui, imaginez le son d’une mobylette, manette de gaz à fond… ou bien encore cette sorte de scooter débridé qui s’acharne à prouver qu’il existe. Vous savez ! Ce genre d'engin qu’on déteste voir débouler des quartiers populaires pour faire du bruit sous nos fenêtres… Ces deux roues « agaçants » et leur pollution sonore « intolérable » pour la tranquillité de nos centres-villes. Une nuisance, tellement préjudiciable à la qualité de vie dans nos rues qu’il est toujours apparu nécessaire aux élus bisontins, de rappeler sans cesse leur engagement sur le sujet « Il faut responsabiliser les parents et les enfants. Près de 80% des deux-roues seraient « kittés » ou débridés ». Nous explique une édition déjà ancienne du BVV. « Avec pour conséquences (outre des problèmes évident de sécurité) DES NUISANCES SONORES …/… Les jeunes utilisateurs doivent toujours garder à l’esprit que la répression des contrevenants a débouché, par exemple, en 2005 sur la confiscation par les services de police nationale d’une cinquantaine de deux-roues. A méditer... » concluait l’article de 2006. Oui, méditons, méditons…






Fort de cet engagement voulu par le locataire de l’hôtel de ville de mettre un vrai coup d’accélérateur au principe de développement durable, on avait même signé une charte environnementale en 2005 au niveau du Grand Besançon, et mis sur pieds le fameux Agenda 21 local. Une démarche remise à jour au mois de février de cette année 2011 et dont les prémices remontent au mois de novembre 2003 avec la venue à Besançon du Directeur de l’Institut européen d’écologie, l’immense et inénarrable Jean-Marie Pelt. L’idée de tout faire pour diminuer l’impact de nos comportements sur l’environnement, celui de réduire au maximum les gaz à effet de serre en particulier « Pour limiter la pollution de l’air et diminuer les maladies respiratoires, pour contribuer à l’atténuation du réchauffement climatique » (une des principales recommandations du sommet de Rio en 1992). L’idée de préserver les équilibres fragiles et d’essayer de tout faire pour mieux vivre ensemble. Un plan de 157 actions à l’époque. Un dispositif qui s’est voulu « exemplaire » à Besançon et dans la communauté d’agglomérations. Les conclusions d’un rapport plein de bon sens : « Les principales nuisances environnementales sont la conséquence de notre non organisation » a t’on pu lire sur une plaquette distribuée au grand public et à la presse en 2006. « Notre non organisation… » Oui, car « c’est aux collectivités de montrer l’exemple » insistait-on fièrement ! « Agir, inciter, fédérer … /… Fédérer autour des bonnes pratiques de jardinage à Besançon. Modifier le parc de matériel pour mieux répondre aux objectifs de la gestion différenciée des espaces verts. Réduire le bruit ». Oui ! « RÉDUIRE LE BRUIT ». « La Ville de Besançon et la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon ont compris, depuis longtemps, la nécessité d’une nouvelle gouvernance, capable d’intégrer nos responsabilités environnementales » a écrit Allain Bougrain-Dubourg lors du 4e forum du développement durable organisé dans la capitale régionale le 6 février 2009. Une belle rhétorique qui réussit à entretenir un certain zèle dans les meetings, les comités de quartiers ou dans les pages payées d'avance de la bonne presse parisienne. Même si l’on doit tout de même reconnaître l’effort, considérable et constant, du premier jardinier de la ville, son côté « apiculteur » averti, éleveur de chèvres ou « vigneron » (dorénavant responsable d’une exploitation viticole communale sur les hauteurs de Velotte). Oui, l'homme qui murmure aux pots d'échappements des mobylette sauvages précitées…

Et voyez dans ma longueur… comme je suis beau joueur en exégète averti d'un Agenda savoureux et plein de savants rebondissements.


Oui, même s’il faut parfaitement bien mesurer toute l’action de ancien délégué national chargé de l’écologie urbaine et du développement local au PS sous le mandat de François Hollande… en cette matière d’un rapprochement franchement honnête avec la famille de pensée de son frangin, membre de l’ONG « Les amis de la terre », vice président du conseil régional en charge des transports (plus propres) et tête de liste du mouvement Europe Écologie - Les verts en franche Comté. Oui… même si j’avoue encore préférer l’action partielle (forcément un peu « partiale » et intéressée), une action insuffisante ou fragmentaire… au manque d’action ou aux bâtons dans les roues, aux feuilles de route chiffonnées juste après les discours de convenance, la propagande et ses effets de cirque ; « la pornographie » a dit Godard (et on se demande bien ce que vient foutre Godard là dedans ?! Godard et tout son cinéma pour qu’on se souvienne de lui au lieu de ses films que personne ne va jamais voir).



BESANÇON, PLACE GRANVELLE - PHOTO © JL GANTNER 2011



Mais voilà que j’arrive enfin à l’objet de mon propos. Oui, permettez que j’arrive à mon rythme et selon mon souffle, à mon allure (ma bonne allure)... jusqu’à à cette compagnie de « souffleurs » qui a repris du service aujourd’hui même, et comme chaque année à la même époque notamment sous la futaie de la place Granvelle. (Des souffleurs… mais qu’il ne faudrait pas confondre avec ceux du « Français » qui ont toujours eu le sens de l’humour pour rattraper les acteurs principaux qui perdent quelquefois le leur sur la scène des grandes comédies humaines. (Mais « souffler » n’est pas jouer comme chacun d'entre nous l’a appris pour se distraire les méninges). Non, ni ce genre de souffleurs, ni d’autres bénéficiaires de courants d’air incertains comme ces gens de Bacchus (pour en passer un instant par une scène locale et le sujet de ses amours mortes…) Ces artistes « locaux » et leur souffle court à force de n’être jamais complètement prévus au programme d’une véritable culture « durable ». Des artistes… Et rendons d’emblée un hommage particulier à cet honorable Jacques Rouxel, cet autre genre de souffleur de bonnes formules dans le bec d’une paire de Shadocks qui n’ont pas fini de nous faire rire perchés sur leur pattes ridicules ! Et pardonnez alors ma digression...) Des souffleurs, ou plutôt ces drôles d’engins équipés de leur moteur à essence carrément polluant sinon au moins très bruyant, conduits par un binôme de scaphandriers jaune ou orange fluo (dont j’ose espérer qu’ils sont au moins rémunérés par la ville elle même ou la communauté d’agglomération. Je veux dire avec un contrat à durée déterminée et des avantages sociaux en bonne et due forme comme les socialistes en prescrivent la nécessité pour les autres, au lieu de cette pratique d’une sous-traitance si pratique … qui agirait dans le cadre d’une mission de service public commandée, mais pour son compte personnel et son propre enrichissement, beurk !… Je ne sais pas ? Mais je vais quand même me renseigner dés que j’en aurais l’occasion !) Un binôme de jardiniers d’un genre franchement décalé dans le décor actuel de nos préoccupations écologiques et de santé publique ; celles de la politique fermement affichée par la ville depuis l’élection de Jean-Louis Fousseret dés 2001, et qui s’est considérablement amplifiée depuis cet échec cuisant du Grenelle de l’environnement de 2007. (Un fiasco à mettre sur le dos d’un gouvernement actuel et de ses fâcheux principes dont ce cher Godard vous rappelait la formule tout à l’heure). Bon, comprenez avant tout que je n’ai rien contre la gent souffleuse de feuilles mortes elle-même ! Je veux dire cette machinerie programmée d’une soufflerie infernale de résidus verts dans le jardin socialiste en tant qu’individus ou personnel salarié sur le terrain. Non, rien du tout ! Et comprenez qu’il eût fallu que j’employasse cette précaution d’usage avant de m’attaquer plutôt à sa hiérarchie, cette forme de représentation admirable de la multitude shadockisée dont nous évoquions l’éloquente prédisposition il y a un instant. Une direction des affaires municipales « engagée depuis de nombreuses années déjà dans une démarche de gestion durable des espaces vert et dans la mise en œuvre des techniques alternatives…» et qui pose l’ambition de « limiter, voire de supprimer les outillages bruyants (balayeuse, souffleuses…) » je cite là le point 131 du nouvel agenda mis à jour cet hiver au chapitre de « La prévention du bruit dans l’environnement ». Oui, beaucoup de bruit pour rien, non ?!... Une équipe et son allégresse aux affaires qui oblige encore de nettoyer les sols de nos parcs à coup de décibels rustiques et de rejets de CO2 affligeants pour l’avenir de nos gosses déjà privés de mobylette. Des séances d’assaut d’au moins deux heures sans discontinuer. Un effeuillage en règle au caractère brutal pour les appareils auditifs de nos personnes âgées ou pour les oreilles encore frêles des marmots. Un vacarme franchement rédhibitoire et des litres d’essence brûlées à chaque passage répété tout l’été jusqu’aux derniers jours de l’automne. Soit bien huit mois d’une politique de jardinage « intensif » qui fait un peu tâche au milieu des projets de ruches et de reconversion des plans de circulation en mode doux. Une attaque à l’arme lourde contre le bon sens et les bonnes manières qu’on rencontre généralement chez les gens bien élevés. Une technique de soufflerie intensive et nauséabonde, réputée aussi pour cette propension de l’outil à brasser toutes sortes de particules nocives et de déjections canines dans l’air qu’on respire.


RATEAU NEUF 14 DENTS (DOUILLE FORGÉE) / 22,25€ TTC


Bref ! on se demande pourquoi l’homme a un jour inventé le râteau. L'instrument simple, bon marché, et qui ne réclame aucune sorte d’entretien mécanique particulier… Un truc on ne peut plus économique, mais qui ne rapporte sûrement rien à personne non plus au delà d’un petit coup de pouce au bien être des gens. Un appareillage des plus sobre et plutôt de gauche même si on l’utilise de la main droite. Un accessoire d’autant plus joli sur les photos des touristes ou sur les couvertures des grands hebdomadaires en mal de sensations fortes. L’ustensile et son maniement plutôt agréable (si l’on en croit tous ceux, nombreux qui savent encore s’en servir...) Un moyen efficace de promener les feuilles où l’on veut et même de les ramener d’où elles viennent, l’esprit libre, libéré des contingences sonores agressives ; libre alors de penser à autre chose en rapprochant les feuilles vertes des moins rouges ou des plus jaunes, d’en faire une jolie palette de couleurs pour épater les professeurs d’art plastique ou les décorateurs de théâtre. Libre d’en faire des petits tas ou des gros ; libre d’attendre que ces feuilles-là s’en aillent toutes seules ou qu’elles pourrissent sur place pour convertir les odeurs de pluie en parfum subtil de sous-bois. Une pratique artistique entièrement SILENCIEUSE ! Tant pour l’utilisateur du métier que pour son client de la voie publique apaisé.

Car je plains pour finir, ces forçats de l’éradication total du moindre poil qui dépasse de nos sylves urbaines ; ces bagnards rendus sourdingues au bruissement du vent dans les feuilles, ces fameux « soirs sereins et beaux… » Comme je plains tout autant ces consommateurs des terrasses de brasseries, comme ces marcheurs du palais Granvelle invités à spéculer sur ces autres et fameuses « Feuilles d’automne » hugoliennes, dans la fureur des moteurs. Des feuilles d’automne et toute la poésie qu’elles contiennent, à qui l’on fait la chasse dés les premiers jours du printemps pour je ne sais quelle raison religieuse ? Comme je plains, oui, l’impossible chuchotement de quelques conversations philosophiques dans l’aliénation du bruit des gaz vrombissants ; le murmure des paroles amoureuses dans le vacarme des moteurs éreintants. Toutes ses feuilles mortes qu’ont pourrait continuer de ramasser à la pelle… (et voyez comment je ratisse large dans ma tentative de manœuvre pour en finir avec les paradoxes, les incongruités d’usage et les contradictions de notre monde moderne en pleine exagération !)

Où revient nécessairement l'idée d'un beau râteau promis sur le papier, et beaucoup de bruits pour continuer encore longtemps de nous en passer.


JL Gantner / le 4 avril 2011





mardi 22 mars 2011

JEAN-CLAUDE BOURGEOIS




Néon™ est très triste de devoir vous annoncer
le décès de l'artiste peintre Jean-Claude Bourgeois
le 19 mars 2011 à Ornans.



JEAN-CLAUDE BOURGEOIS, PEINTRE DE LA COMTÉ.
Une fresque filmée en 4 épisodes.
RÉALISATION ©JL GANTNER



BOURGEOIS DE LA COMTÉ - I


BOURGEOIS DE LA COMTÉ - II


BOURGEOIS DE LA COMTÉ - III


BOURGEOIS DE LA COMTÉ - IV



voir les articles consacrés au peintre dans le Journal de Néon™...
"BOURGEOIS" DE LA COMTÉ / INTRODUCTION
"BOURGEOIS" DE LA COMTÉ / I
"BOURGEOIS" DE LA COMTÉ / II
"BOURGEOIS" DE LA COMTÉ / III
"BOURGEOIS" DE LA COMTÉ / IV



vendredi 18 mars 2011

MYRIAM DRIZARD AU MUSÉE COURBET



MYRIAM DRIZARD ACCROCHE AU MUSÉE COURBET
(FERME DE FLAGEY)


On venait d'annoncer à la radio la possibilité d'une résolution au conseil de sécurité de l'ONU pour envoyer des avions de guerre au dessus de la Libye. L'idée "française" d'obtenir un passeport diplomatique propre à défendre coute que coute les enclaves insurgées de Benghazi ou de Tobrouk.

C'était le jour où la planète entière avait les yeux rivés sur le Japon après que le pays du soleil levant eut à subir la pire catastrophe depuis les bombardements d' Iroshima et de Nagazaki. Un séisme d'une amplitude phénoménale suivi du Tsunami le plus grave jamais éprouvé dans une région accoutumée au confort moderne et à la technologie dernier cri. Des images "fascinantes" qui tournaient en boucle sur des milliards d'écrans et sans épargner la moindre surface du globe. Le jour où la terre entière eut à retenir son souffle face à l’image abasourdie de cette centrale Fukushima Daiichi sur le point d’exploser.



DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE / © JL GANTNER 2011


C’était, oui… le jour où des spécialistes en tout genre tentaient de nous faire partager leurs maigres connaissances à propos d’un modèle de cœur en danger d'un genre nouveau, capable, de dégager une énergie considérable dans la lueur fragile d’un ciel étoilé. Un cœur sombre en vérité. Un genre de cœur glauque, fissible dans les tempêtes solaires, les raz de marée et nos amours enfuis. Des tonnes de matière aliénée baignée dans un grand rayonnement ionisant de couleur verdâtre. Une chaleur torride dans la posture d’une figure triste courbée sur l’échine de nos nuits paniquées. L’asphyxie programmée du monde sensible et ses effets pervers sur le rayonnement solaire. La figure immonde d’une armée d’alternateurs déréglés et leurs sales bobines toutes entières précipitées. L’équation tragique d’un monde ultra pressé pour recouvrir le lit de nos amours dérobés. Tout crépitait ; une pluie de formules mathématiques délétères pour conjurer nos éternelles dérobades ; nos vaines excuses, nos sempiternelles échappatoires.
Voilà, le décor, le contexte de turbulence… Cette forme de liens indissociables qui nous unit au chant céleste et à la fureur du monde terrestre… Oui, voilà ces funestes cohortes… ces hordes opaques… qui me raccrochèrent ce jour-là, à la couleur de quelques traces artistiques majeures dans le ciel tranquille du pays de Courbet.



DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE / © JL GANTNER 2011


Des traces, comme les empreintes indélébiles d’une tribu de corps perdus ; des carcasses enflammées, des meutes de paysages en mouvement. Une armature colossale de questionnement direct sur l’origine du monde et l’impossible image de sa finitude. Une peinture « capitale », au sens où l’artiste ne nous impose rien, mais s’impose d’elle-même à notre champ de propensions sensibles au-delà de toute forme de mode ciblée ou d’engouement gratuit. L’audace et la singularité de Myriam Drizard s’installent pour deux mois dans la maison Courbet à l’invitation de son conservateur avisé, comme aucun génie de l’époque ne saurait mieux y séjourner. Aucunement dans l’attitude un peu vulgaire d’un de ces impudents propriétaires du temps, mais plutôt dans cette belle contenance feutrée d’une locataire qui remplit de fierté une demeure réputée. La résidante désirée, par filiation de quelque orientation intellectuelle ou philosophique avec l’ancien et glorieux maître des lieux.



DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE / © JL GANTNER 2011


MYRIAM DRIZARD ET FRÉDÉRIQUE THOMAS-MAURIN (CONSERVATEUR)
DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE / © JL GANTNER 2011


La quintessence d’un immense carnet de poésie rempli d’une énergie « résiliente » campe l’architecture de la maison familiale de Gustave Courbet. Un accrochage voulu comme le résultat « obstiné » de 15 années de peinture. Une fournaise nucléaire. Une tension prodigieuse stoppée nette pour permettre au spectateur de mesurer la taille du prodige à l’aune de son temps figé. Le repos après la bataille… L’instant, si émouvant des forces arrêtées, commuées en marques charnelles et définitives. Tout ce que l’on garde de précipices dans les yeux pour ne rien entendre de l’esprit qui s’effondre.

L’œuvre… —et « l’adjectif » ici n’est pas galvaudé— est une œuvre/itinéraire sculptée à l’intérieur d’une chambre à combustion naturelle nourrie de réponses imparfaites. Une œuvre/voyage dans la géométrie des surfaces sensuelles. Une œuvre comme un effleurement de matière céleste dans la rugosité des masses nécessaires. Une œuvre… comme celle de ce marcheur biblique reclus dans son désert volontaire, et qui ne s’épargne rien du poids des temps qu’il traîne avec lui. Un fleuve et son ambition circonscrite à son objet principal, non celui de déboucher quelque part, mais celui d’irriguer des terres qu’il partage chaque jour avec la lumière.
JEAN-LUC GANTNER




©France Télévision 2011



MYRIAM DRIZARD À LA FERME COURBET / FLAGEY / JUSQU'AU 30 MAI 2011

Au centre

MYRIAM DRIZARD (VIDÉO) DANS LE JOURNAL DE NÉON™ / 2007





mardi 15 mars 2011

LILI ET DONOMA


Les tribulations cinématographiques de Lili...

Choisit-on vraiment d'aimer ?




LILI GANTNER ET BUSTER ADAMS /95 BEAUMARCHAIS © DJINN CARRÉNARD


Lili sur les planches ou Lili au cinoche… Bon, et bien voilà qu'après une année passée sur la scène de quelques théâtres de poche parisien en marge de ses heures perdues à tenter d'en découdre avec des études de civilisation anglaise à Paris IV, la demoiselle décide maintenant de croiser la route d'un batteur de hard corps en pleine séance de "masterisation", et de jouer la comédie pour la caméra d'un jeune réalisateur étonnant/détonnant.



DJINN CARRÉNARD, RÉALISATEUR

Djinn Carrénard a fait le détour par le festival de Cannes en 2010 sur l'invitation de l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion). Un tapis rouge pour un metteur en scène carrément doué avec sa caméra nouée autour du cou à la place d'une cravate tendue à partir du nombril. Le genre de type qui n'a pas froid aux yeux malgré les Ray ban™ qu'il a oublié se s'acheter, et qui préfère la chaleur torride des projecteurs naturels pour cramer les paupières des gens blasés. Du cinéma comme une certaine télévision d'aujourd'hui n'aimerait plus en faire… (ni en fer… ni d'aucun autre métal non plus qui permettrait pourtant de se la péter sévère sur un podium olympique de la discipline !) Du cinéma qui casse la baraque sans effet de foire, ni pompon à attraper au milieu de la séance. Un cinéma dans lequel Djinn est à la fois scénariste, metteur en scène, Directeur de la photographie, opérateur de prises de vues et chef monteur. Le tout avec un résultat… Tout simplement désespérant pour les lourdes machineries convenues de quelques tour operators corporatistes, sectaires et péremptoires… d'une profession audiovisuelle ; Oui, quand même un peu larguée ces temps derniers (et pour rester un instant sur le terrain d'une sorte de télévision à papa qui prétendrait détenir le savoir incontestable d'une bonne image, de la meilleure image qu'il faut faire pour contenter son actionnaire ou satisfaire à ses obligations de service public pour pas trop cher… D'une belle image bien statique et tout ce qu'il faut de parfaitement convenu pour ne pas trop déranger non plus. Une bonne petite image à sa mémère a refourguer chaque jour à ses gentils clients bien sages et propres sur eux. Ahhh, la télévision !… Cette sacrée"camelotte" qui infuse dorénavant jusqu'à la mémoire vive de nos chers téléphones portables, au lieu d'une paire de lignes obscures d'un Monsieur Flaubert par exemple, ou d'une bande muette de Murnau… De leurs effets indésirables sur la santé de l'économie générale. Pouahhh !…

Oui, voilà. Préférez donc un grand écran, dans un modèle très "Indépendant" au lieu d'une plaque au plasma qui laisse des traces indélébiles dans le décor tragique de notre environnement moderne. Un écran large aux côtés incertains. Un écran large pour pouvoir étaler nos idées neuves et une belle palette de couleurs vives par dessus. Un écran large d'esprit, et sa profondeur de champ un peu floue pour ne pas chercher à tout comprendre tout de suite du temps qui passe à ne plus rien lire ou à ne plus rien voir vraiment dans le chant triste des étoiles filantes.


"On a fait ce film un peu de la manière dont il ne faut pas faire des films"



JINN CARRÉNARD, RÉALISATEUR

"On a fait ce film un peu de la manière dont il ne faut pas faire des films" dit Djinn à propos de son travail. Voilà bien cette manière qui rapproche cet artiste, ce nouvel enfant prodige du cinéma français, d'un Godard pétrifié dans ces années soixante comme un photon s'agite sur son chant électromagnétique primordial. (Hé, Jean-Luc ! Sors un peu de ta vieille carcasse toute moisie qu'on discute un peu d'un gars qui vient de tout comprendre du cinéma que tu avais inventé.) Djinn… ou le truc d'un type incrusté dans son époque parce qu'on avait aussi un peu oublié de l'y inviter. "J'étais seul pour cadrer. Alors au lieu de m’échiner à faire le point le plus vite possible, ce qui aurait rendu plus flagrantes mes difficultés, j’ai tenté de placer la mise au point dans le registre de cette caméra comme intrus voyeur, en créant un rythme assimilable aux émotions ressenties par cet intrus. On retrouve ainsi une vision de caméra qui nous rappelle des vidéos vues sur Internet par des reporters populaires qui filment à la volée une action qui ne se passera qu’une seule fois". Quand je vous parlais de ce Vieux Godard !... Djinn ou le truc du grand reporter de guerre qui viendrait nous parler de l'amour des gens avec sa caméra à l'épaule et ses yeux brillants.

Une pépite cinématographique au budget pharaonique de "150€". Pas un sous de plus explique l'équipe. Une équipe… ou parlons plutôt d'une bande de comédiens éprouvés à la technique de l'improvisation. Une des clés qui fait le charme incomparable de Donoma.

Le cinéaste et peintre Joël Brisse dit à propos de "Donoma" que le film est "enthousiasmant, inventif et maîtrisé". "Ce jeune réalisateur, écrit l'auteur de "Suite parlée" déambule dans les destins de ses personnages et mine de rien, en toute liberté, pose les questions fondamentales à toute existence". Le rapprochement certain d'un Cassavetes s'il fallait en passer par quelques comparaisons académiques. "Un théâtre fait d'incertitudes et de réactions à fleur de peau" lit-on dans un article publié dans la revue Africultures. Bref ! Une bombe sous la forme d'un huit clos que personne n'avait jamais osé filmer comme ça. Un écran total pour se protéger des coups de soleil faciles et de la lumière ostensible des machins à réaction. Djinn Carrénard dont je me disais aussi qu'il ne travaillerait jamais à la télé. Où alors pas tout de suite. Ou alors dans longtemps…
Néon™


mercredi 9 mars 2011

TUNISIE / PORTFOLIO 1



J’avais d’abord prévu d’écrire un papier sur Job. "JOB" Pas le papier clopes… Mais plutôt "cet homme intègre et droit". Cette figure biblique d’un vieil homme frappé de toutes les calamités du monde tangible par « la grâce » de Dieu, qui ressurgit sous la plume de Pierre Assouline. Ce journaliste, écrivain, blogueur dont « il faut avoir lu » l’inévitable bio d’Albert Londres ou celle de Cartier Bresson… Une séance d’exégèse ou de philosophie pour en finir un peu avec l’activité physique à outrance et les romans chronométrés d’un hiver un peu long. Ce Job… et tout son boulot qu’il doit faire sur lui pour résister à la tentation d’abandonner sa quête spirituelle un peu obsessionnelle quand même ! Bon. Et allez savoir pourquoi ce Job m’a ramené à la Tunisie ? À un voyage en 1994 (pour le boulot comme on dit justement !) Un tournage de plusieurs semaines accompagné de Marie Ange Nardi et d’Olivier Mine. Oui, voilà ! (Les présentateurs vedettes de la télé…) des véritables stars dans les rues de Tunis, de Tozeur, à Kairouan ou à Tabarka… Toutes ces villes où nous ne pouvions faire un pas sans subir les assauts plutôt sympathiques d’ailleurs, de plusieurs centaines de fans assidus à des programmes comme « Pyramide ». Des jeux « culturels » diffusés sur France 2 et reçus dans tout le Maghreb à l’époque. Oui, Juste avant que les satellites libertaires du monde entier ne finissent par envahir les modes de réflexion hertzienne très… encadrés. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça ? Juste une image qui me revient en mémoire. Un simple jeu de l’esprit.



TUNISIE / PHOTO © JL GANTNER 1994



Le souvenir d’un voyage en Tunisie et dans quelques hôtels de luxe où il m’arrivait de piquer des serviettes de bain plutôt que de revenir chez moi avec un tas de souvenirs idiots à distribuer. Le décor des mille et une nuits au Tamerza palace****. Quelques heures de repos au milieu du tumulte, dans une architecture de rêve construite en plein désert sur les ruines d’une ancienne oasis tout près de la vaste plaine saline du Chott el-Jérid ; le tout (et y compris les draps de bains...) réglé par le ministère du tourisme et un tour opérateur dont j’ai perdu l’adresse depuis le mois de janvier dernier… Une sorte d'échange de bons procédés comme on le pratique quelquefois dans quelques officines gouvernementales !
Le désert… en passant par la journée de la femme de ce 8 mars 2011, et de la rencontre à Montbéliard avec Madame Aïcha Ech-Channa, présidente de l’association Solidarité Féminine de Casablanca et pionnière du planning familiale au Maroc. Des femmes en lutte pour leur émancipation sur l’autre rive de la Méditerranée Au Maroc… comme en Tunisie, comme en Algérie, comme dans l’ensemble du monde arabo musulman d’une manière générale. Un tour de l’esprit qui ne se satisfait jamais tout à fait des ronds dans l’eau et tout ce qui dort derrière les jardins d’Eden un peu simplistes.
Néon™




dimanche 20 février 2011

TRANSJURASIENNE 2011 / LE FILM




LA TRANSJU (2011) / LE FILM


On m’avait d’abord parlé de ces paysages à couper le souffle… Une montagne et son relief plutôt paisible sur la route des Alpes. L’hiver, terrible ; les records de froid dans les forêts et sous les crêtes du massif. Un Jura typique enveloppé dans son immense manteau blanc. Le cliché, parfait… Juste avant d’en découdre avec une course, considérée comme une véritable légende dans l’histoire mondiale du ski nordique….
Une épreuve d’endurance organisée depuis plus de trente ans, entre le village de Lamoura dans le Jura et la commune de Mouthe dans le Haut–Doubs. 76 KM à parcourir les skis aux pieds ; une distance mythique pour les amateurs de sensations fortes.


Dans la Transju / Le film


VOIR LE FILM DIFFUSÉ DAS LE CADRE DE L'ÉMISSION "SAMEDI PREND L'AIR"
© FRANCE TÉLÉVISION 2011

RÉALISATION Jean-Luc Gantner
IMAGES Raphaël Doumergue
IMAGES EMBARQUÉES JeanLuc Gantner
IMAGES ADDITIONNELLES Florence Petit, Laurent Brocard, Lydie Marlin
SON Pierre Mayayo, Karl Monnin
MONTAGE Alexandre Baudrand
MIXAGE Thomas Hardy
DÉLÉGUÉ RÉGIONALE D'ANTENNE Sophie Guillin
CRÉDIT ©FRANCE TÉLÉVISION 2011


MERCI À
Jean-Pierre Henriet et tous ses élèves à l'école de Prémanon... ; Philippe Nicod et les "Jeunes spatules" du Ski Club de Verrières-La Cluse et Mijoux ; Laurence Cordier du ski club du Mont noir ; Didier Coulinges du chalet La Perruque au Pré-Poncet (Le mec qui bosse sur les skis des copains même après minuit...) ; le peintre décorateur Pierre Vandel (un sacré coup de pinceau pour repeindre les pistes !) ; La famille Vandel au grand complet dont Yvon, Mehdi et Loic qui m'ont appris à fabriquer ces skis à la main, même si je n'ai pas tout retenu ; Sophie Gilibert et tout le service de presse de la Transju ; Guillaume Nery et Christophe Lyonnard (On se fait une vraie plongée à Nice bientôt, promis ! Mais pour ma part j'amène mon respirateur électronique toutes options...) ; Sébastien Lacroix et toute sa famille pour leur l'accueil tout... bois d'Amonier (et quand même aussi un petit peu pour le Macvin...) ; Agnès Eksterowick, la dame de Haute-Savoie et son chauffeur de bus un peu fatigué...) ; Le sourire et la patate de Robert Bresson ; les rois du fart Sébastien Huguenet et Louis Pagnier (Murer sport à Morez) ; Camille de Lausanne, pour son cours de repassage ; Des gens qui skient dans le noir comme François Mandil, faucheur quand même un peu "sans gène" mais qu'on aime bien quand même... ; Rosalie Bertin-Denis (la fille qui s'occupe super trop bien des bébés...) ; Anne-Laure Baud, qui aile trop la "liberté" ; Antoine Nicod, qui préfère les röstis ; ou Vincent Goumon et son tam tam démoniaque ; un aubergiste à Rochejean qui oublie les morilles dans la fondue à cause de son chat un peu feignant sur les bords... ; l'incomparable Gérard Menu de Metz (qui doit certainement être retourné dans son frigo à l'heure qu'il est !) La fille aux cheveux orange... (et sa jupe aussi ! Une vraie motivation pour tenir le coup dans les derniers kilomètres.) Tous ceux-là et et tous ceux que j'ai oublié en route. Merci encore et à un de ces jours comme on dit.
JL Gantner




samedi 19 février 2011

TRANSJURASSIENNE 2011 /3





HAUT-DOUBS - LE LAC DE ST POINT 02/2011
PHOTO © JL GANTNER



vendredi 18 février 2011

TRANSJURASSIENNE 2011 /2


MAKING OFF


À vrai dire, la neige manquait un peu cette année… Mais l’atmosphère du paysage et la chaleur « humaine » des gens du haut a largement compensé ce premier désenchantement. Un décor pour le moins insolite et des rencontres tout au long du parcours que l’on n’est pas prêt d’oublier. Anne Laure, Rosalie, François, Vincent, Antoine… Cette soirée culturelle d’abord… concoctée par François et son côté quand même un peu tête en l’air d’avoir oublié la neige pour commencer le tournage. Bon, passons pour cette fois, mais qu’on y revienne plus ! L’idée de faire connaissance dans un des endroits les plus reculés de la terre. Génial ! Juste quelques planches réunies autour d’une cheminée sous le Mont d’Or, et le parfum d’un Comté d’au moins dix ans d’âge pour accompagner les morilles sauvages. Un p’tit blanc du Jura plutôt onctueux pour se parler sans retenue et voir les yeux des gens pétiller à la lueur des bougies. Un début de tournage un peu dur j’en conviens.




TOURNAGE LA VEILLE DE LA COURSE SOUS LA FORÊT DU RISOUX
RAPHAEL DOUMERGUE & PIERRE MAYAYO
PHOTO © JL GANTNER

Quelques jours plus tard, J’ai retrouvé Vincent sur la piste de l’épreuve, disons à une dizaine de kilomètres du départ. Vincent jouait du tam tam au milieu de nul part alors que j’en bavais dans une montée interminable de la forêt dite du « Massacre »… On a bu un thé ensemble sur le bord d'un chemin de gel hallucinant, et discuté d’une sorte de coq de bruyère qui loge dans le coin pour faire chier les skieurs l’hiver. Je ne sais pas si vous voyez un peu le tableau d’un type fringué en skieur de fond avec une caméra accroché sur le sternum, en train de siroter son thé vert brûlant au milieu de nul part… Le tout sans se rendre compte que cet imbécile de journaliste de la télé régionale en couleur a les pieds plantés dans le nid d’un piaf en forme de poule toute noire qui fait tremblé toute la région depuis le début du week-end !

Un peu plus loin, un charpentier a continué de me renseigner sur la bestiole en question. Un oiseau mythique des hauteurs jurassiennes, comme une marque de fabrique locale qu’on imprime sur les boites à fromage. Une sorte de pygargue bien planté sur son drapeau américain, transposé en logo d’une culture traditionnelle rurale qui ne sait plus toujours sur quelle aile continuer de danser entre des problèmes de réchauffement climatique de plus en plus récurrents et la réalité économique d’un tiroir caisse qu’il faut bien continuer à faire fonctionner. Bref ! Comment vous dire ? Le type et son allure de vrai bûcheron détendait les épaules des coureurs sur le ravitaillement de la Darbella avec ses mains calleuses de scieurs des bois et ses yeux de prune sauvage gorgée de sucre pour nous parler de ses montagnes et de toute la nature qui dort dedans toute l’année… Un oiseau un « peu lourdaud, et qui attaquerait les touristes au printemps à cause de la sève des sapins dont le piaf raffole ». Le grand Tétras… shooté à la résine d’épicéa… et qui n’arrive plus à se souvenir de son nom même quand on lui demande poliment… Vous voyez un peu le travail ! Bon pour tout vous dire, je l’aime bien moi ce grand machin qui fait le paon au milieu des myrtilles et qui pique le cul des clients au printemps. Ses yeux rouge comme les peintures de guerre d'indiens. Les yeux d’un tas d’espèces menacées un peu partout sur la terre. Oui, voilà, je l’aime bien le grand Tétras, moi... Comme j’aime bien la montagne, les forêts du Jura, la bière des Rousses et les blondes, et puis quand même aussi le ski... Comme je vous le dis.



TIME LINE DU FILM DE LA TRANSJURASSIENNE 2011
PHOTO © JL GANTNER




Pour le reste… Une sacrée soirée à Bois d’Amont avec la famille Lacroix. Toute une famille de sportifs de haut niveau. Le truc du gars le plus fort du monde en forme d'un gêne transmissible de père en fils. Pas un seul de la bande pour rester à la buvette au lieu d'essayer de remporter une médaille à la maison ! Une soirée initiatique toute Bois « d’Amonesque » la veille de la course, comme le prétexte d'une plongée au large de la côte niçoise avec Guillaume. L’euphorie des profondeurs et du Macvin mélangés. Cette journée aussi, avec Jean-Pierre Henriet et tous ses élèves à l’école nationale de ski nordique, sous un ciel… un p'tit peu« niçois » lui aussi. Une météo « balnéaire » sur les pistes des Rousses. Un caméraman frigorifié et son ingénieur du son transi au petit matin sur les rives du lac des Rousses. Le truc de se récupérer un bon rhume juste pour trois secondes de film. (Mais si elles sont belles tes images, mon p'tit Raph ! C’est même Sophie qui l'a dit, alors tu vois !) Deux types embarqués sur un bateau de sauvetage qui manque de prendre l’eau de partout à cause du manque de neige un peu voyant sur les images… Deux matelots frigorifiés et un troisième qui voudrait qu’on rame encore, juste l’histoire de voir où ça mènera à la fin. une épopée.


Des heures de navigation à vue, entre les annonces d’annulation possible de la compétition et les changements d’itinéraires répétés. Les caprices météo et tous ceux que nous avions filmés, dans l’expectative, avant qu'ils renoncent finalement à prendre le départ. Des convictions que je respecte bien sûr. Le droit tout de même, à l'observation de quelque éthique à propos d’une nature fragile et de ceux qui la peuplent, dont il faudra bien finir un jour par parler en marge de tout intérêt partisan. (Et c'est tellement facile à dire comme ça !)

Pour le reste, oui… Des changements d’objectifs qui finissent par miner le moral des équipes sur le terrain. (Et je vous jure que « la mine » dans le service public, on connaît !... Je veux dire la mine des matins blêmes, la p’tite mine des jours gris, la mine générale des jours de brume un peu forte pour la saison…)

Des équipes au taf aux premières heures du jour pour essayer de convier le plus grand nombre de spectateurs à la fête, l’événement du ski nordique en France, une des plus grandes fêtes populaires de la région.Tous les gens sympas sur le parcours… Pas un grincheux, pas un rabat-joie. Rien que de la bonne humeur sous les skis et devant l’objectif de la caméra.




Pour finir... Cinq jours avec Alexandre aux manettes d’un montage supersonique. Une vraie course contre la montre pour terminer dans les clous le jour J, à l'heure H. Un final sur les chapeaux de roues avec Thomas au commande de son navire amiral audiophonique. Seize heures de boulot la veille de la diffusion, et la libération pour toute l’équipe à deux heures du matin, comme une deuxième ligne d’arrivée à franchir. Une séance de ski en mode « freestyle » dans la dernière bosse d'une piste noire verglacée et sans plaquettes de freins pour espérer se retenir aux piquets.


ALEXANDRE BAUDRAND AU MONTAGE
(18/02 à 20 heures)
PHOTO © JL GANTNER

THOMAS HARDY AU MIXAGE
(19/02 à 1 heure du matin)
PHOTO © JL GANTNER



TRANSJURASSIENNE 2011 /1




HAUT-DOUBS - LAC DE ST POINT 12/02/2011
PHOTO © JL GANTNER

HAUT-DOUBS - LAC DE ST POINT 12/02/2011
PHOTO © JL GANTNER

HAUT-DOUBS - LAC DE ST POINT 12/02/2011
PHOTO © JL GANTNER

JURA - LA FORÊT DU RISOUX 13/02/2011
PHOTOS © JL GANTNER

JURA - LA FORÊT DU RISOUX 13/02/2011
PHOTO © JL GANTNER


samedi 5 février 2011

LE PANOPTIQUE DE NÉON™ / VIII




LE "PANOPTIQUE" PERSISTE DANS LE JOURNAL DE NÉON™.
UNE RUBRIQUE RÉGULIÈRE POUR DÉNICHER DES RÉFLEXIONS, DES MORCEAUX D'ESPRITS...
UNE SORTE D'ANTIMANUEL RÉCURENT DES PIPE-LINE DE LA PENSÉE DIRIGÉE.


PHOTOMOBILES™/JL GANTNER - "VICTOIRE SUR LA LIGNE /1"
(ESQUISSE SUR AGENDA)


"Ce n'est pas seulement notre ignorance, c'est aussi notre connaissance qui nous aveugle"

La voie /Les réformes pour le XXIe siècle
(Texte d'Edgar Morin version mars 2010)


vendredi 4 février 2011

LE CLIP DE VINCENT...


CLARA YOUCATAN - LA CHANTEUSE DE DOUCHE

L'histoire d'une jeune chanteuse qui sait se rincer les cheveux avec un pommeau de douche, et des images qui sentent bon les bulles de savon. Le clip est de Vincent Vernier. Vincent, mais si !... Le Vincent de la télé qui fait aussi de la course à pied. Un mec à fond dans les côtes et qui ne se retient jamais dans les descentes. Le genre de type inscrit sur le Trail des Forts (une course pour matelots bien entraînés, du côté de Besançon)... et qui ne lâche rien avant la ligne d'arrivée même sous des trombes d'eau. Un coureur de douches, quoi !... Mais pas le genre de type qui prend l'eau de partout sans savoir quoi en faire à la fin. Un type qui sait quoi faire de son rideau de bain et de sa serviette éponge après le boulot. (À VOIR ABSOLUMENT !)


mercredi 26 janvier 2011

FINISSAGE



DÉCROCHAGE DE PHOTOMOBILES™
À LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE BESANÇON
(Fin d'exposition)






















PHOTOGRAPHIES © JL GANTNER 2011





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mercredi 15 décembre 2010

BARRY UNDERWOOD


PORTFOLIO



© BARRY UNDERWOOD



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